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Centres de redressement : 35 membres de “Kara Sécurité” remis en liberté provisoire

35 membres de l’ex-«Kara sécurité», présumés impliqués dans la gestion des centres de redressement, sont remis en liberté, mercredi, et placé sous contrôle judiciaire, par le juge du 8e Cabinet. Après plus de deux ans de détention, ils devront se présenter une fois par mois devant le juge, rapporte “voxpuli”.

Inculpés et écroués par la justice sénégalaise depuis le mardi 8 décembre 2020, ils étaient notamment mis en examen pour «traite d’êtres humains» sur des pensionnaires des centres vivant «dans des conditions sanitaires déplorables, dans des endroits présentés comme daaras (écoles coraniques) de redressement tenus par des disciples de Serigne Modou Kara», selon le communiqué de la Gendarmerie de l’époque. «Réseau de vol de scooters, de trafic de chanvre indien et de traite de personnes», 353 personnes libérées, 43 membres du dispositif de Kara interpellés : les gendarmes ne lésinaient pas sur les détails de ce qui, à leur peinture, ressemblait à des camps non pas de redressement mais de concentration. C’était à la suite d’opérations que la Gendarmerie affirmait avoir menées du 26 novembre au 28 novembre 2020.

«Souffrant visiblement de maladies et de malnutrition sévère, les stigmates des sévices corporels sont visibles sur les corps des victimes dont certains semblent avoir perdu la raison», ajoutait le communiqué relevant que les victimes ne mangeaient qu’un repas par jour et ne se lavaient qu’une fois par semaine. Au total, 353 pensionnaires avaient été libérées des centres de Mamelles (18), Guédiawaye (213 dont 7 mineurs séquestrés dans un immeuble R+1 et entassés dans 8 chambres), Malika (22), Zone B (100 dont une fille âgée de 17 ans». Et, «43 personnes ont été interpellées, (notamment) 6 à Ouakam, 13 à Guédiawaye, 20 à la Zone B et 4 à Malika», mentionnait le communiqué.

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